Posté le 25.07.2008 par contreleclandoujda
Merci à l'internaute M ou Mme Benyoucef, qui a signalé, à juste titre, dans son commentaire du 24 Juillet 2008, l'excellente réponse adressée par le Professeur des Universités, Lahouari ADDI à M. Daho Ould Kablia, Ministre Délégué aux Collectivités Locales, sur les "intellectuels de service".
En effet, cette lettre, de très haute facture, illustre et complète parfaitement les idées développées dans mon précédent article intitulé "Algérie, la priorité des priorités".
Je voudrais seulement ajouter que grâce à leur niveau d'instruction assez élevé, qui leur a permis d'influencer négativement et de manipuler, à l'aise, de hauts responsables politiques et militaires du pays, ces "mercenaires de la plume" ont agi simultanément sur deux fronts pour se rendre incontournables et indispensables aux yeux des décideurs algériens.
1- Faire fuir du pays leurs rivaux honnêtes et compétents en les présentant comme des empêcheurs de gouverner en rangs serrés, voire même comme une menace sérieuse pour les intérêts de ces responsables et donc pour ceux de l'Etat et de la nation, dont ces responsables se disent les garants.
2- Créer et alimenter des tensions sociales dans les secteurs, structures et institutions où ils exercent leurs fonctions "supérieures" afin de susciter des réactions de rejet individuelles ou collectives qu'ils présentaient aux responsables, devenus leurs protecteurs, comme des tentatives de remise en cause de leur autorité et de l'ordre public et entrainer par la même l'intervention des forces de sécurité en vue de réprimer et de persécuter les "récalcitrants"
Cette démarche machiavélique ( ils n'ont retenu du Prince que ses procédés odieux pour durer au pouvoir ) a permis à ces pyromanes de jouir, des décennies durant, d'énormes privilèges et avantages matériels et financiers qu'ils se sont octroyés au dépens de la réputation et de la crédibilité de l'Etat algérien qu'ils ont mené à la faillite et coupé du peuple.
D'une manière générale, les intellectuels algériens ont subi, à plusieurs reprises, des persécutions tragiques, dont l'affaire de la "bleuite", menée par le Colonel Amirouche, qui n'a pas été manipulé seulement par les services spéciaux coloniaux.
Leurs relais "locaux" avaient également joué un role non négligeable dans ce massacre d'intellectuels algériens loyaux, dévoués et sincères.
Récemment encore, dans les années 1990, ces intellectuels avaient été decimés par les hordes barbares islamistes.
Quant à ceux que M. ou Mme Benyoucef appelle "vampires", qui se nourrissent de la séve de notre pays et du sang de sa jeunesse, chez qui ils ont semé le désespoir et la haine du pays et de ses institutions, ils considèrent effectivement l'Algérie comme leur chasse gardée.
La réaction tragi-comique du "Dracula" Daho Ould Kablia au Professeur Lhouari Addi en témoigne amplement.
Sincères salutations
Ahmed Bensalah
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Posté le 13.07.2008 par contreleclandoujda
A ce que je sache, M. Benamar, ce sont les critiques objectives des non-conformistes ( minoritaires ) qui ont fait avancer les nations.
Les louanges, forcément subjectives et intéressées des courtisans, des thuréfèraires et des opportunistes de tout acabit ( aussi minoritaires ) les ont fait stagner et pérécliter.
Pour ma part, je persiste et je signe que l'urgence pour notre pays, aujourd'hui, n'est pas la révision constitutionnelle pour satisfaire les lubies ou les envies d'un Président, d'un clan ou d'une région aussi puissants soient-ils mais l'organisation, en Avril 2009, d'une élection présidentielle crédible, qui permette au pays d'effectuer le saut politique et social, qualitatif et durable lui permettant de sortir de la zone sombre où il se trouve depuis 1999.
La bataille féroce contre les forces des ténèbres, menée depuis 1990 par le peuple algérien et les forces de sécurité du pays, a été définitivement gagnée en 1998.
Mais, parce qu'il n'avait ni le profil, ni les capacités physiques et intellectuelles ni même la volonté et les convictions nécessaires pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle où il se trouvait , le Président Bouteflika a , en dix ans, transformé cette victoire militaire chèrement acquise en défaite politique et rendu la situation inextricable.
Il ne pouvait pas "mieux" faire.
A l'impossible nul n'est tenu.
Selon M. Ahmed Benbitour, ancien Chef du Gouvernement, M. Abdelatif Benachenhou, ancien Ministre des Finances et le Professeur d'Economie, M. Abdelmadjid Bouzidi, grâce à la mise en oeuvre rigoureuse des mesures édictées par le FMI et la Banque Mondiale, à l'augmentation exceptionnelle des prix du pétrole et du gaz et à une exploitation intensive des resources minérales et minières stratégiques et non renouvelables du pays, le gouvernement algérien a réalisé, ces dernières années, des résultats louables, sur le plan macro-économique.
Ces "acquis" devraient être aujourd'hui relayés et fructifiés par une autre personnalité, qui ait un peu plus que les qualités de Bouteflika et un peu moins que ses défauts.
C'est la condition sine qua non pour que le pays soit tiré de l'impasse hautement préjudiciable où ils se trouve actuellement et pour qu'il puisse aller de l'avant, dans l'intérêt de tous.
C'est, du moins, ma conviction intime.
Cependant, il ne faut, sous aucun prétexte, pour aucun motif ni aucune raison transiger avec le principe de l'alternance pacifique au pouvoir, qui constitue la clé de voute de l'édifice institutionnel du pays car sa violation ouvrira certainement la voie à tous les périls.
Le Président Bouteflika, qui a déclaré, à plusieurs reprises, que l'Algérie ( et les Algériens ? c'est une autre histoire ) lui a tout donné et, personnellement je le crois car s'il était resté ou devenu un sujet "serviable et corvéable à merci" de Sa Majesté, le Monarque alaouite, il n'aurait pas eu le millième de ce que notre pays en a fait, pourrait terminer en beauté le 2ième mandat en demandant officiellement "Pardon" à la nation algérienne pour les souffrances morales, les épreuves tragiques, les pertes, les dénis et dénégations subis dans sa chair, dans ses intérêts et dans ses droits fondamentaux, à cause de la bureaucratie et des erreurs et abus commis par la classe dirigeante dans la gestion du pays depuis 1962.
Le Président de la République qui "osera"accomplir ce geste historique gagnera sans aucun doute le coeur et l'esprit des Algériens.
Il pourrait également s'engager solennellement à veiller à ce que l'élection d'Avril 2009 se déroule dans les meilleures conditions politiques et administratives possibles et constitue une véritable transition pacifique entre sa génération et celle, déjà assez âgée, qui la suit et qui est, hélas, fortement imprégnée et pétrie par les "Kiyam" et "Thawabites" ramenées par certains de ces ainés de séjours dorés à l'étranger et, qui ont souvent peu à voir avec les valeurs ancestrales qui ont permis à la societé algérienne de triompher de toutes les occupations et agressions étrangères qu'elle a subies durant son histoire pluri-millénaire.
Mais, comme l'ont écrit des politologues algériens et étrangers, Bouteflika saura-t-il résister à la tentation démoniaque du pouvoir absolu et ne pas choisir la pire des solutions possibles ?
En tout état de cause, la réconciliation, dont il parle tant, ne pourrait avoir lieu qu'à ce prix et non pas à celui de concessions unilatérales, toujours plus grandes, aux groupes terroristes islamistes.
En effet, c'est la confiance et l'adhésion du peuple algérien qu'il faut rechercher et non pas la "bénédiction" sanguinolante d'une poignée de zaims et d'émirs islamistes, qui ne représentent que leurs personnes.
Cordiales salutations.
Ahmed Bensalah
Posté le 26.05.2008 par contreleclandoujda
La situation qui prévaut actuellement en Algérie ressemble, à s’y méprendre, à celle qui régnait, en Russie, durant la dernière année du Président Boris Eltsine :
- Un Président de la République malade et de plus en plus impotent ;
- Sa famille et son clan dirigeaient le pays à sa place ;
- Une corruption généralisée ;
- Une maffia prédatrice, qui transfère illicitement les capitaux et les richesses du pays vers l’étranger ;
- Une industrie nationale bradée ;
-Une privatisation sauvage des entreprises et organismes financiers publics ;
- Une économie en ruine ;
- Un chômage endémique ;
- Une paupérisation accélérée de la population dont les besoins élémentaires n'étaient pas satisfaits ;
- Une fuite massive des cadres et des ressortissants vers des horizons meilleurs ;
- Une politique étrangère cacophonique, indigne de la Russie, héritière de la super-puissance qu’était l’URSS ;
Pour sortir le pays de l’impasse durable dans laquelle il se trouve , nos « Sages » doivent, à l'instar de leurs homologues russes, favoriser d’urgence l’émergence d’un « Poutine », un vrai « Poutine » algérien, dont le discours fédérateur, objectif et pondéré pourra remobiliser et redonner confiance au peuple algérien traumatisé par 7 ans et demi de lutte féroce pour son indépendance et 46 ans de monopoles, de frustrations et de brimades diverses, de corruption, de terrorisme sauvage et de régionalisme néfaste.
L’urgence est à cela et non pas à une révision constitutionnelle problématique, qui ferait entrer le pays dans une zone de turbulences dangereuse pour la cohésion, la stabilité et l’unité nationales.
« Enfant du système », comme Poutine, Ouyahia serait, peut être, cet homme là ?
Ahmed Bensalah
Posté le 20.04.2008 par contreleclandoujda
Depuis 1962, l’Algérie a été alternativement gouvernée par ses extrêmes Ouest et Est, qui représentent moins de 1% de son potentiel démographique, géographique et économique.
OUJDA- BTS-MONT, qui ne connaît pas la rengaine.
Si les BTS avaient eu l'intelligence d’élargir la base sociale de leur pouvoir en y incluant de nombreux cadres compétents originaires d’autres régions du pays, il n’en est malheureusement pas le cas pour le clan dit de Maghnia-Oujda-Nédroma-Tlemcen, qui réduit aujourd’hui la Grande et Immense Algérie à ce MONTicule composé de la tribu Bouteflika et ses zélés serviteurs comme…….Vous les connaissez tous.
Le « Centre » du pays, qui va d’Oran à Annaba, en passant par Tamanrasset, est royalement ignoré et méprisé.
De catastrophes en calamités et de drames en tragédies, ces « extrémistes » ont mis le pays, que ses forces vives fuient aujourd’hui par milliers, au bord de la ruine économique et sociale et menacent, par leur dérive régionaliste très grave, l’unité et la cohésion nationales.
Ce Centre, dont la Kabylie, qui célèbre aujourd’hui, dans un splendide isolement, une indifférence nationale dramatique et une arrogance officielle inquiétante, ses deux "Printemps", maculés du sang des innocents, a toujours été le cœur battant ( les différentes occupations que l’Algérie a subies tout au long de son histoire multimillénaire, en connaissent quelque chose ) doit être rétabli dans ses droits.
Hélas, aveuglé par la haine qu'il voue à cette région du pays, Bouteflika a préféré fêter ces Printemps avec ses "frères" arabes de Koweit, du Qatar et des Emirats Arabes Unis.
Oui, Qatar, ce petit émirat du Golfe, de 500 000 habitants, dont la capitale, Doha, héberge le siège d'Al jazeera, cette chaîne de télévision, résolument hostile à notre pays et qui diabolise, matin et soir, notre vénérable ANP, qui a sauvé le pays de la déferlante islamiste, pour qu'elle cesse de s'opposer à la liquidation des infrastructures industrielles, éconnomiques et touristiques et des ressources stratégiques non renouvelables du pays, que l'homme de main de ces monachies a entreprise depuis 1999.
Fidèle à sa réputation, Bouteflika n'avait-il pas déjà fui le pays lorsqu'il faisait face à la tragédie des années 1990 et effectué des déplacements à l'étranger lors du terrible séisme de Boumerdès et de l'Est d'Alger et des dramatiques inondations de Bab El Oued ?
Ce bradage, à ciel ouvert, a commencé avec Orascom et continuera avec Eamar et d'autres compagnies et fonds saoudiens, émiratis, koweitis et qataris, qui nous gavent pour l'instant de promesses et d'intentions d'investissements, dont M.M Bendjaber, le Président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie et Temmar, Ministre de l'industrie se font les relais complaisants et qui, à l’instar de Chérif Rahmani, servent de rabatteurs aux émirs du Golfe, qui sont chaque année invités, par dizaines, par Fakhamatouhou pour venir, au Sahara, décimer l'outarde, cette espèce d'oiseau migrateur rare, uniquement pour manger sa langue, qui aurait des effets aphrodisiaques exceptionnels, destinés à revigorer leurs sens émoussés par les vices.
C'est, en effet, livrer un secret de polichinelle que de dire que Bouteflika a été, en 1999, coopté par l'ANP, par l'intermédiaire de Larbi Belkheir et sur recommandation insistante des monarchies du Golfe et de l'Arabie Saoudite notamment.
Tant que ces émirats n'auront pas reçu le feu vert de leurs maitres Américains et Britanniques, ils n'iront pas plus loin que les bousboussades et les déclarations d'intention.
Il vaut mieux alors avoir à faire à Dieu qu'à ses saints surtout lorsqu'ils ne valent pas plus que nous. Bien au contraire !
N'en déplaise donc à Monsieur Bouteflika, malgré tous leurs défauts, dont une bonne partie leur a été inculquée par les dirigeants imposés depuis1962, dont il fait partie, et leur école archaïque, les Algériens, qu'il n'a cessé d'insulter depuis 1999, valent beaucoup plus que lui et ses "frères" du Golfe réunis.
Si l'ANP comptait dans ses rangs un homme de la trempe du Colonel Ely Ould Mohamed Vall, il en aurait fait don à ses monarchies du Golfe. Il leur aurait ainsi rendu leur marchandise périmée afin de pouvoir remettre sur rails le processus démocratique, que Bouteflika a perverti depuis son installation au "Palais" d'El Mouradia.
En tout état de cause, la contribution des enfants du Centre du pays à sa libération du joug colonial français et à son sanglant processus de démocratisation les autorisent autant, sinon bien plus, que d’autres à revendiquer le droit de mener la nation vers la paix, la sécurité , la justice sociale, la prospérité économique et l'épanouissement culturel auxquels elle aspire désespérément et que de nombreux gouvernements assurent à leur peuple, avec des moyens humains et financiers beaucoup moins importants que ceux dont le nôtre a disposés, depuis 1962.
Il faut impérativement sortir le pays de la logique du régionalisme et du clanisme qui transforme des nains en géants, des mulets en purs sang et des ignares en savants.
Ahmed Bensalah
Posté le 22.02.2008 par contreleclandoujda
Quel que soit l'angle d'approche que l'on choisit pour aborder la question de la révision constitutionnelle, on aboutit à une conclusion imparable : rien d'objectif ne la justifie aujourd'hui.
En effet, les amendements de fond apportés, en Novembre 1996, à la Constitution de 1989 ont permis de prendre en charge des aspects que cette Constitution, adoptée dans la précipitation, aprés les évènements du 5 Octobre 1988, avait omis, à savoir :
- Le Tamazight est reconnu comme langue nationale
- Limitation des mandats présidentiels à deux
- Garantie de l'alternance au pouvoir
- Création du Conseil de la Nation pour contre-balancer le pouvoir de l'APN
Les constitutionalistes nationaux et étrangers avaient applaudi à ces avancées démocratiques considérables, imposées par le peuple algérien et qui placent notre pays au diapason des nations qui ont bâti des institutions démocratiques pérennes.
Aujourd'hui, pour satisfaire les lubies d'un Apprenti-Dictateur anachronique, que le pouvoir rend de plus en plus fou, et pour s'assurer par la même une présence durable à la périphérie du Pouvoir, un certain nombre de "politiciens" et "intellectuels" de service n'hésitent pas à appeler au viol de la Constitution algérienne.
Si le projet néfaste de ces aventuriers arrivait a passer, notre pays enregistrerait un recul catastrophique dans le merveilleux élan démocratique qui lui a été insufflé par les Constitutions de 1989 et de 1996 et sa crédibilité internationale, déjà ternie par la corruption généralisée qui y règne actuellement, en pâtira considérablement.
Les nombreux hommes sages et influents que compte encore notre pays doivent persuader cette poignée d'opportunistes, essentiellement mus par des intérêts étriqués d'ordre individuel, régionaliste ou partisan, de respecter les choix effectués par la majorité du peuple algérien en 1989 et 1996.
Pour justifier la forfaiture annoncée, leurs "laboratoires" sont en train de concocter un référendum dont le pourcentage des "Oui" sera supérieur à celui du référendum de Novembre 1996. Un référendum chasse l'autre, en quelque sorte.
Leur jusqu'auboutisme ne ménera le pays qu'à un regain de violence et à la division et le peuple algérien, qui porte encore, dans son âme et son corps, les séquelles de la décennie rouge, n'en a vraiment pas besoin.
Ahmed Bensalah
Posté le 10.01.2008 par contreleclandoujda
1° Plus de 90% du personnel ( toutes catégories confondues ) de la Présidence de la République sont issus de 3 ou 4 wilayas de l'Ouest du pays. Ceux, appartenant aux 44 autres wilayas, trouvés par Bouteflika à son arrivée au palais d'El Mouradia, ont été majoritairement virés à la tlemcenienne, c'est à dire "révoqués à leur demande".
2° Plus de 80% que les Ambassadeurs, Consuls Généraux et Consuls que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Belkhadem notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
3° Plus de 80% des walis et Chefs de Daïra que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Zerhouni et de Ould Kablia, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
4° Plus de 80% des magistrats nommés par Bouteflika depuis 1999, sur proposition de Belaïz notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
5° La majorité des cadres, cadres moyens et même agents d'exécution nommés par Bouteflika ou désignés par "ses" ministres et hauts fonctionnaires, dans les principales institutions nationales, du Ministère de la Défense Nationale, où Senhadji et les Zerhouni font la loi, au Secrétariat Général du Gouvernement, en pasant par le Ministère de la Formation et l'Enseignement Professionels, où le jeune frère de Bouteflika fait la pluie et le beau temps et les autres ministères ou organismes publics, connus pour être des fiefs du Clan d'Oujda : Intérieur et collectivités locales, Justice, Affaires Etrangères, Finances, Energie et Mines, Industrie et Promotion des investissements, Affaires Religieuses et wakfs, Travaux Publics, Travail, Emploi et Sécurité Sociale, Solidarité Nationale, Pêche et Ressources Halieutiques, les différents Ministères Délégués, le Conseil Constitutionnel, la DGSN, la DG de la Sonatrach, la DG des Douanes, la DG d'Air Algérie, la DG de l'ANDI etc..., sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
6° Plus de 80% des centaines de cadres supérieurs nommés par décrets non publiables ( DNP ), depuis 1999, sont originaires de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
Les ministres et hauts fonctionnaires originaires des 44 autres wilayas du pays se plaignent régulièrement des pressions qu'ils subissent de la part des membres du Clan d'Oujda afin de nommer leurs sbires dans les institutions qu'ils dirigent, théoriquement.
Quant certains d'entre eux avaient osé résister, ils avaient subi les foudres de Bouteflika ou de son frère Saïd.
Par ailleurs, la majorité des cadres originaires des 44 autres wilayas du pays, qui ont été proposés à des fonctions supérieures, sont encore intérimaires car Fakhamatouhou n'est pas encore prêt à signer leurs décrets, contrairement, à ceux de leurs collègues des 3 ou 4 wilayas "bénies".
Où vont nous mener cette grave dérive régionaliste et la fuite en avant suicidaire de Bouteflika, de plus en plus paranoïaque ?
Vive l'Algérie !
Ahmed Bensalah
Posté le 23.12.2007 par contreleclandoujda
Créé à la fin des années 1950 par Abdelhafid Boussouf et renforcé par Houari Boumediène, le clan d'Oujda, qui n'a cessé de comploter pour s'accaparer du pouvoir en Algérie post-indépendance, est essentiellement composé de personnes, certes originaires de la Wilaya de Tlemcen mais nées et ayant toujours vécu au Maroc et élevées selon les traditions de cette monarchie féodale.
Ce clan a dirigé le pays de 1962 à 1978. Il a été relativement écarté du pouvoir entre 1979 et 1999 mais il a repris les rênes du pays depuis 1999. Il est actuellement incarné par la fratrie des Bouteflika et sa cour, étendue à quelques wilayate de l'Ouest du pays, il est vrai confinées aux tâches ingrates de servitude.
L'un des trois objectifs majeurs de ce clan était de transformer la victoire militaire chèrement acquise par l'ANP et les forces de sécurité sur le terrorisme islamiste, en défaite politique.Objectif amplement atteint aujourd'hui.
Les deux autres étant d'écarter des centres de décision névralgiques, dans tous les domaines, les Chaouis et les Kabyles ( ce ne sont pas les quelques Guenaizia, Gaid Salah ou Toufik, qui restent, qui pourraient dire le contraire )et de déstructurer l'industrie algérienne pour la brader au Dinar symbolique.
En effet, depuis son accession au pouvoir, en Avril 1999, dans les conditions honteuses que l’on sait, grâce à la bénédiction des « décideurs » de l’époque, qui l'ont sorti du musée où il croupissait ; fidèle à son régionalisme légendaire, qui frise le racisme, Bouteflika n’avait cessé de placer ses hommes lige aux postes stratégiques des principales institutions de la République ( Présidence de la République, bien sûr, Ministère de la Défense Nationale, Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Ministère des Affaires Etrangères, Ministère de la Justice, Ministère des Finances, Ministère du Travail et de l’Emploi, Ministère de la Solidarité Nationale, DGSN, Douanes etc…) afin de les noyauter pour mieux les asservir.
Pendant 15 ans il avait géré le Ministère des Affaires Etrangères sur une base clanique et il étend aujourd’hui, ce mode de gestion archaïque à tout le pays.
Lorsque le procès « des années Bouteflika et du clan d'Oujda » sera ouvert, dans quelques années ou quelques mois, qui sait, il révélera, sans aucun doute, des abus ahurissants dont nous commençons déjà à avoir un avant-goût amer.
En attendant, ce clan se lance dans une fuite en avant suicidaire qui le pousse à vouloir, à tout prix, amender la Constitution, dans le seul et unique but de demeurer au pouvoir, malgré l' âge avancé de Bouteflika et la maladie qui le mine et ce n’est pas le cinéma auquel se livrent ceux qui cherchent en vain à rafistoler son « image », qui va nous leurrer.
Ne respectant ni le peuple algérien, qu'il avait sans vergogne traité de tous les noms d’oiseaux et de parasites, ni l’ANP, qui l' a imposé en 1999 et qu'il prétend avoir matée et castrée grâce à l’épée de Damoclès du Tribunal Pénal International et à la politique de rajeunissement qu'il brandit sur les têtes de ses principaux chefs, qui sont pourtant de sa génération ou plus jeunes que lui, Zerhouni et Rahal ; Bouteflika cherche maintenant à amadouer et à acheter le silence de nos partenaires étrangers d’Occident, par le bradage des ressources naturelles et financières du pays, cédées à tour de bras à leurs multinationales.
S’il leur reste un brin de lucidité, Bouteflika et son clan, devraient se réveiller et le moindre qu'ils puissent faire pour un pays qui leur a donné beaucoup plus que ce qu'ils méritent, est, après deux mandats que notre Constitution permet, comme les Constitutions de la plupart des pays du monde d’ailleurs, de respecter le jeu démocratique et l’alternance au pouvoir qu’il garantit, sans chercher à pratiquer la politique de la terre brûlée ou à entraîner le pays dans une spirale dangereuse pour la cohésion et l’unité nationales, aujourd’hui plus que jamais menacées.
Des aventuriers comme Bensalah, Zerhouni, Belkhadem, Si Affif, Ould Abbès et consorts ne doivent pas être suivis dans leur vision réductrice de notre immense pays.
A cause de sa cupidité maladive et de sa soif pour le pouvoir, Bouteflika, à qui des observateurs avertis de la vie politique algérienne prédisent une fin « à la Bourguiba », veut entamer, à 72 ans, le mandat de trop qui plongera fatalement le pays dans une zone d’incertitude hautement dangereuse.
Les actes de forfaiture et de violation de la Constitution que le clan d'Oujda a déjà commis depuis 1999 sont nombreux et impardonnables.
La société civile, les partis politiques, à l’instar du FNA, du PT, du RCD, du FFS et de l’ANR et les personnalités nationales et historiques que le pays possède en grand nombre, doivent condamner sans appel la mascarade qui se concocte sous nos yeux uniquement pour satisfaire l’ego d’un homme que le pouvoir rend fou.
Les anciens Chefs d’Etat et de Gouvernement du pays sont publiquement invités à soutenir cet appel ouvert à tous les Algériens et Algériennes jaloux de leur pays pris en otage par un clan sans foi ni loi.
Ceux et celles qui se tairont ou cautionneront cette mascarade en porteront la lourde responsabilité devant le peuple algérien et l’histoire
Vive l’Algérie
Ahmed Bensalah,
Citoyen