Posté le 12/06/2009 à 11:40 par contreleclandoujda
"Il y a sur cette Terre ce qui mérite de vivre"*
Mahmoud Darwich
Plusieurs amis internautes m‘ont ouvertement et gentiment reproché d’être un rêveur, un idéaliste ou au mieux un optimiste incurable.
Je ne crois pas me tromper lourdement si je leur répondais que ce sont les rêveurs, les idéalistes, voire même les poètes qui ont permis aux sociétés humaines d’avancer politiquement, économiquement, socialement, culturellement et même technologiquement.
Une personne, une collectivité humaine qui cessent de rêver, perdent une raison majeure de vivre car comme le dit si bien le poète palestinien, Mahmoud Darwich, décédé en août 2008 aux Etats Unis d'Amérique, " il y a sur cette Terre des causes qui donnent un sens à la vie, qui méritent de vivre".
Les réalistes n’ont fait que « codifier » ces rêves pour gérer les situations créées par les « aventuriers » de tout bord.
Bien que vivant dans un pays classé "pétro-dollars" ou "gazo-dollars", les Algériens ne rêvent pas de l'impossible ni même du meilleur.
Mais, à cause de l'incomptétence et de la cupidité de leurs dirigeants, qu'ils n'ont du reste pas choisis, la majorité d'entre eux est aujourd'hui réduite à rêver du minimum vital que tout gouvernement digne de ce nom et disposant des mêmes moyens financiers, assure à ses ressortissants.
Vous voyez, on est quand même loin de Platon !
Mon "rêve", mon "idéal", à moi se fondent essentiellement sur le constat objectif suivant :
1° Depuis 1962, l’Algérie est gérée et dirigée par des gens, qui se distinguent, dans leur majorité, par une mentalité cupide et obstinée, forgée durant la guerre de libération nationale et qui a été inculquée à leurs disciples ( le comportement infantile de Mohamed Bedjaoui dans ce qui devient "l'affaire de l'Unesco" illustre bien cette mentalité ).
2° La résistance, armée ou politique, active ou passive, à l’occupant français exigeait d’être en effet extrêmement prudent et méfiant pour ne pas se faire attraper par l’ennemi impitoyable, qui utilise tous les moyens pour venir à bout de cette résistance.
3°Certes, cette méfiance, somme toute naturelle, a permis aux résistants de survivre et de triompher de l’ennemi mais au lieu de s’en départir après l’indépendance, ils ont hélas continué à la pratiquer vis-à-vis de leurs compatriotes dont ils craignaient la rivalité pour les postes qu’ils occupent et les avantages matériels qu’ils en tirent légalement ou illégalement.
4° La méfiance des uns entraînant naturellement celle des autres, la confiance entre gouverneurs et gouvernés a commencé à s’estomper, dès la fin des années 1970, pour aboutir aujourd’hui à une rupture quasi-totale entre une direction du pays autoproclamée et un peuple maintes fois berné et déçu, méfiant et hostile.
5° La mission de tout gouvernement sérieux aujourd’hui est donc non pas de persévérer dans cette voie, dans cette fuite en avant suicidaire mais de s’atteler à restaurer d’urgence la confiance perdue, nécessaire à la bonne gouvernance du pays. Sinon, l’Algérie va connaître encore d’autres crises graves, de toute nature.
6° Au fait, que nous ont rapporté la ruse, la fourberie, le népotisme, le régionalisme, la zizanie, la cupidité, voire même la haine semés et pratiqués, à grande échelle, depuis 1962 ?
Absolument rien de bon.
Bien au contraire, ils ont fait de notre pays, vu comme un Paradis possible, un Enfer certain, pour tous.
Partant de ce constant peu reluisant, j’ai personnellement fait le choix stratégique d’adopter systématiquement avec mes compatriotes, là où je me trouverai, un comportement candide, fondé sur la confiance et ce, quelle que soit leur position à mon égard.
C’est, à mon humble avis, la seule manière de briser progressivement le cercle vicieux dans lequel les Algériens et les Algériennes se trouvent actuellement.
Comme je suis également foncièrement convaincu et je suis déterminé à soutenir cette idée comme je pourrais, que 50 000 patriotes authentiques, c'est-à-dire 1000 par wilaya, pourront aisément remettre le pays sur rails et le sortir de l’ornière dans laquelle la mauvaise gouvernance et les calculs stupides des uns et des autres l’ont plongé depuis trois décennies.
"Mais où les trouver", me diriez-vous ?
"Boudiaf avait rencontré d’énormes difficultés à trouver « 60 hommes valables » pour l’aider dans sa «mission impossible » et vous vous osez parler de 50 000 cadres compétents".
Mais en Algérie, pardi !
On ne va pas quand même les chercher dans la lune ou les importer de Chine et du Moyen Orient, comme en 1962.
L’Algérie regorge de cadres honnêtes et compétents qui ont été obligés de mettre au congélateur leurs honnêteté et leurs compétences, pour pouvoir survivre dans notre société dont les valeurs ont été perverties par un système archaïque, qui reflète largement les tares morales et intellectuelles de ses géniteurs.
Dans le "Grand Souk", qu'est devenue l'Algérie, la mauvaise marchandise chasse la bonne et la médiocrité persécute la compétence.
Je suis sûr que si les conditions normales étaient de nouveau réunies, ils retrouveraient leurs qualités naturelles initiales.
Cela revient en quelque sorte à solliciter le "bon coté" de celles et ceux qui en ont encore.
Pour les irrécupérables : "Aafa Allah aan ma Salaf" ( Qu'Allah pardonne à nos frères et soeurs aînés qui ont été faibles et péché). La richesse insolente de notre immense et beau pays est la cause principale de nos problèmes et de la malédiction qui le frappe, depuis des décennies déjà.
La mission principale de ces 50 000 "guerriers" de la paix, de la sécurité et de la prosperité : Bannir, le plus tôt possible, la mentalité cupide et obstinée qui a prévalu jusqu’à présent chez la majorité des dirigeants du pays, à tous les niveaux de l'Administration, et qui a été à l’origine de la démobilisation de leurs concitoyens et opérer une rupture radicale avec les pratiques immorales en vigueur dans notre société troublée, qui ont considérablement terni l’image de notre pays et nui à la réputation de l'Etat algérien.
Cette rupture salutaire, impérative et urgente, doit se réaliser sans violence ni traumatismes qui viendraient s’ajouter à ceux qui ont marqué de manière indélébile notre pays, depuis les années 1988.
En tout état de cause, entre notre souhaitable, c'est-à-dire le redressement moral, politique, économique, social, et culturel, recherché par la majorité du peuple algérien et leur possible, incarné par la triste réalité du pays, c'est-à-dire l’abdication, par incompétence ou par complaisance, de la majorité de nos dirigeants, devant le fait accompli et face à des attitudes négatives qui n’engendreront que ruine et division, il ne faut pas hésiter un seul instant car il y va de notre survie en tant qu'Etat, Nation et Société.
Le désepoir et l'oisivité, qui est la mère de tous les vices, ont poussé notre jeunesse au suicide collectif, à travers notamment la harga ( émigration clandestine dans des conditions dramatiques ), la drogue et d'autres fléaux non moins dangereux qui se propagent rapidement au sein des couches juvéniles.
En effet, qu'est ce que c'est que mourir quand on n'a pas vécu ?
Ahmed Bensalah
*Il y a sur cette terre
Mahmoud Darwich traduction de Jalel El Gharbi
Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre : les hésitations d’avril, l’odeur du pain à l’aube, les opinions d’une femme sur les hommes, les écrits d’Eschyle, les débuts d’un amour, de l’herbe sur des pierres, des mères se tenant debout sur la ligne d’une flûte et la peur qu’éprouvent les conquérants du souvenir.
Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre, la fin de septembre, une dame qui franchit la quarantaine avec tous ses fruits, l’heure de la promenade au soleil en prison, un nuage mimant une nuée de créatures, les ovations d’un peuple pour ceux qui montent à la mort souriants et la peur qu’ont les tyrans des chansons.
Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre : il y a sur cette terre, le commencement des commencements, la fin des fins, On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine. Madame je mérite, parce que vous êtes ma dame, je mérite de vivre.
على هذه الارض
على هذه الارض ما يستحق الحياة : تردد ابريل، رائحة الخبز في الفجر، آراء امراة في الرجال، كتابات اسخيليوس، اول الحب ، عشب على حجر ، امهات تقفن على خيط ناي وخوف الغزاة من الذكريات.
على هذه الارض ما يستحق الحياة : نهاية ايلول، سيدة تدخل الاربعين بكامل مشمشها، ساعة الشمس في السجن، غيم يقلد سربا من الكائنات، هتافات شعب لمن يصعدون الى حتفهم باسمين، وخوف الطغاة من الاغنيات.
على هذه الارض ما يستحق الحياة : على هذه الارض سيدة الارض، ام البدايات، ام النهايات، كانت تسمى فلسطين، صارت تسمى فلسطين، سيدتي استحق لانك سيدتي، استحق الحياة.
Posté le 17/02/2009 à 12:00 par contreleclandoujda
J’ai vu toutes les personnalités politiques, économiques, sociales, culturelles, scientifiques et sportives nationales, qui désapprouvent le fait accompli imposé à la nation algérienne, le 12 novembre 2008, défiler pacifiquement dans les rues d’Alger et celles d’autres villes du pays et crier « non à la régression » en arborant, bien en évidence, qui un brassard, qui un serre-tête, qui une bandana, qui un fanion, qui un T shirt, qui une écharpe, qui un foulard, de couleur noire, en signe de deuil pour la démocratie assassinée et des perspectives sombres que cette situation augure pour le pays.
J’ai vu des centaines de harragas renoncer à leur aventure suicidaire et dire, d’une seule et même voix, « non à la régression », en portant des brassards noirs à leurs bras.
J’ai vu les millions de chômeurs, investir pacifiquement les rues, ruelles et places de nos villes, de plus en plus défigurées, et clamer, haut et fort, « non à l’élection de la régression », en portant des brassards noirs à leurs bras.
J’ai vu tous les exclus, marginalisés, victimes de la bureaucratie, de la corruption et de la hogra crier « non à l’élection de la régression » en portant des brassards noirs à leurs bras.
J’ai vu le Président-candidat s’adresser à la nation pour nous dire, je vous ai compris, c’est pour cela que j’ai décidé de renoncer au mandat qui va diviser irréversiblement le pays et la nation algérienne et de passer aujourd’hui et maintenant le témoin à des représentants des jeunes générations pour organiser une élection démocratique exemplaire, qui soit une véritable fête pour notre nation, qui se relève, à peine, d’une tragédie, qui a failli l’emporter définitivement , pour l’inscrire dans le lot des nations mues par des perspectives de progrès et de développement réels et qui ne fasse pas partie des parias de la communauté internationale à cause de leurs régimes archaïques.
Je me suis réveillé et j'ai crié de bonheur :"Mon pays n'est pas maudit ! Il n'a pas été abandonné par ses Saints !"
Ahmed Bensalah
Posté le 30/10/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
Le verdict, annoncé et maintes fois reporté, vient finalement de tomber : Bouteflika procédera, par voie parlementaire, à un amendement "réduit et limité" de la Constitution de 1996.
L'argument avancé est faible, fallacieux et intellectuellement malhonnête car il n'a jamais été question d'amender autre chose que l'article qui empêche le Président de la République en exercice d'aspirer à un troisième mandat et de lui permettre de faire mieux que ses prédécesseurs, c'est à dire rester plus longtemps qu'eux sur le koursi, qui le rend apparemment de plus en plus paranoïaque.
L'amendement réactionnaire, rétrograde ( Alan S. Paton, l'écrivain et homme politique sud-africain, à qui j'ai emprunté le titre de cet article, dirait "l'amendement infâmant" ), pour annihiler l'une des rares avancées démocratiques que notre pays ait enregistée, ces vingt dernières années, aura donc lieu.
Il constituera, sans aucun doute, un recul dramatique de plus, après ceux déjà enregistés dans les domaines politique, économique, social, culturel et éducatif.
Pleure, ô pays bien-aimé, favorisé par la Nature mais ruiné par une classe politique et administrative cupide et obstinée, dont l'impuissance et le manque d'imagination positive portent atteinte à ta crédibilité, déjà assez malmenée, ces dernières années.
Une Assemblée Populaire Nationale "élue" dans des conditions pour le moins scandaleuses et que ses propres membres ( voir récentes déclarations de Louisa Hanoune, Moussa Touati, Said Sadi et de plusieurs Députés du FLN et du RND ) jugent non représentative du peuple algérien, n'a pas le droit de jouer avec l'avenir du pays.
Le moins que les membres de l'Assemblée Populaire Nationale et du Conseil de la Nation puissent faire donc est de suivre le bon exemple de leurs collègues nigérians, qui ont rejeté majoritairement le projet de révision constitutionnelle soumis par Obassanjo et de ne pas entériner les amendements qui leur seront presentés afin de ne pas se rendre complices de la poignée d'aventuriers qui veut mettre le peuple algérien, une fois encore, devant le fait accompli.
La nation algérienne ainsi que leurs propres enfants leur seraient éternellement reconnaissants et fiers de cette position digne et responsable.
En effet, la reconduction du "statu quo", qui a montré ses limites extrêmes, pourrait constituer un risque majeur pour la cohésion , l'unité et la stabilité nationales et notre pays, en convalescence, n'a vraiment pas besoin de subir encore des épreuves de cette nature.
"Youkharibouna Bouyoutihim Bi Aydihim " ( Ils détruisent leurs maisons de leurs propres mains ). Saint Coran
Que Dieu nous protège et protège notre Maison Commune des méfaits des prédateurs.
Malheur aux nations qui manquent d'hommes et de femmes pour défendre leur honneur bafoué et libérer leur conscience violée.
Ahmed Bensalah
Posté le 05/10/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
Imaginez un peu que les "évènements" d’0ctobre 1988 eussent abouti, comme sous d’autres cieux dirigés par des gens moins cupides et obstinés, à une véritable Révolution politique et sociale.
Elle aurait transformé fondamentalement le visage de l’Algérie.
Les dirigeants représentatifs que nous aurions eu auraient, par la force des choses, suivi une autre politique économique et sociale, qui aurait été bien meilleure que celle, exclusivement fondée sur les monopoles et l’exclusion, qui a été suivie jusqu’à présent et qui a mené le pays à la ruine économique et à l’impasse politique et sociale.
Ils nous auraient sûrement évité la tragédie des années 1990 et son lot de victimes et de destruction car le FIS n’aurait pas trouvé le bouillon de culture et le marécage social qui l’ont enfanté et lui ont permis d'évoluer, à l'aise.
De plus, au lieu d’être les traînards et les abonnés absents au développement économique et social et à la modernisation, que nous sommes devenus, nous aurions été des pionniers, dans les réformes politiques et économiques, bien avant la Chine et l’ensemble des pays du bloc soviétique auquel l’Algérie, non alignée, était assimilée malgré elle.
Enfin, au lieu d’avoir des figures antédiluviennes à la tête des institutions de la Répulique, nous aurions eu des dirigeants jeunes, compétents et honnêtes, comme aux Etats Unis d’Amérique, en Grande Bretagne, en Espagne, au Portugal, en Russie et même en Chine.
Hélas, mille fois hélas, le rêve d’Octobre a été trahi et assassiné et, comme dirait Hakim Laalam, le cauchemar continue avec les mêmes fantômes et les mêmes vampires, en toile de fond.
Ahmed Bensalah
Posté le 03/10/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
Les sociétés humaines ont toujours été le théâtre d’une lutte féroce entre les forces du Mal et celles du Bien, autrement dit, entre celles nourries par le Vice et celles fondées sur la Vertu.
Longtemps contenues par les valeurs et équilibres socio-politiques forgés durant sa Guerre de libération nationale populaire, particulièrement meurtrière, qui a libéré le peuple algérien du joug colonial et visait à l'émanciper de toutes formes de contraintes ,les forces néfastes avaient fini par prendre le dessus pour imposer au reste de la société algérienne leur conception du pouvoir et de la gouvernance du pays ainsi que leur mode de vie épicurien essentiellement basé sur la jouissance matérielle, la prédation tous azimuts, la ruse, la fourberie, la triche et, bien sûr le reniement et la trahison, qui ont fatalement généré les maux et fléaux sociaux qui minent la société algérienne actuellement, à savoir, le népotisme, le régionalisme, la corruption, le chomage, les harragas, l’illettrisme etc…
Ce « choix », imposé au peuple algérien, ne pouvait que s’avérer désastreux voire même tragique, et a mené le pays à une impasse durable.
Pourquoi le Gouvernement algérien ne profiterait-il pas de l'embellie financière essentiellement due à une exploitation intense de nos hydrocarbures et à un renchérissement exceptionnel de leur prix pour faire son mea culpa et de se délester de cette mentalité cupide et obstinée qui a fait tant de mal à notre pays et ce afin de permettre au peuple algérien d’emprunter la seule voie crédible, qui a montré ses preuves ailleurs en permettant à des pays, beaucoup moins favorisés par la nature que le nôtre, de s’édifier et de s’épanouir dans l’harmonie, la cohésion et l’intérêt de tous.
Il est vrai qu'opulence artificielle et vertu font rarement bon ménage.
Ceux qui ont donc eu le courage de reconnaître l’échec de leur « expérience » doivent aller au bout de leur constat et l’assumer totalement car on ne peut pas être l’adepte ou l’apôtre du Vice et celui de la Vertu, en même temps.
Que ceux qui refusent l’alternance politique acceptent au moins l’alternance morale.
Ahmed Bensalah
Posté le 25/07/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
Merci à l'internaute M. ou Mme Benyoucef, qui a signalé, à juste titre, dans son commentaire du 24 Juillet 2008, l'excellente réponse adressée par le Professeur des Universités, Lahouari ADDI à M. Daho Ould Kablia, Ministre Délégué aux Collectivités Locales, sur les "intellectuels de service".
En effet, cette lettre, de très haute facture, illustre et complète parfaitement les idées développées dans mon précédent article intitulé "Algérie, la priorité des priorités".
Je voudrais seulement ajouter que grâce à leur niveau d'instruction assez élevé, qui leur a permis d'influencer négativement et de manipuler, à l'aise et durablement, de hauts responsables politiques et militaires du pays, ces "mercenaires de la plume" ont agi simultanément sur deux fronts pour se rendre incontournables et indispensables aux yeux des décideurs algériens.
1- Faire fuir du pays leurs rivaux honnêtes et compétents en les présentant comme des empêcheurs de gouverner en rangs serrés, voire même comme une menace sérieuse pour les intérêts de ces responsables et la sécurité du pays, dont ils sont constitutionnellement les garants.
Je ne vois vraiment pas en quoi des êtres aussi humbles, fragiles et sensibles que les poètes et intellectuels, les vrais, puissent-ils constituer un danger pour la sécurité et les intérêts d'un pays qui applique la bonne gouvernance ? Bien au contraire, ils représentent une valeur ajoutée inestimable.
2- Créer et alimenter des tensions sociales dans les secteurs, structures et institutions où ils exercent leurs fonctions "supérieures" afin de susciter des réactions de rejet individuelles ou collectives qu'ils présentaient aux responsables, devenus leurs protecteurs et mentors, comme des tentatives de remise en cause de leur autorité et de l'ordre public et d'entrainer, par la même, l'intervention des forces de sécurité en vue de réprimer et de persécuter les "récalcitrants"
Cette démarche machiavélique ( ils n'ont retenu du Prince que ses procédés odieux pour durer au pouvoir, c'est à dire : frapper dans le dos, diaboliser et salir leurs rivaux potentiels, leurs collègues et leurs collaborateurs ) a permis à ces pyromanes de jouir, des décennies durant, d'énormes privilèges et avantages matériels et financiers qu'ils se sont octroyés au dépens de la réputation et de la crédibilité de l'Etat algérien qu'ils ont mené à la faillite et coupé du peuple.
Ce sont eux, qui du haut de leur arrogance et de leur suffisance morbides, avaient doctement annoncé que le Front Islamique du Salut n'allait pas avoir plus de 20% des suffrages exprimés aux élections législatives de Décembre 1991.
Ce parti avait realisé un véritable raz de marée, en obtenant au premier tour, plus de 60% des suffrages exprimés.
Comme toujours, c'est le pays qui a subi les conséquences dramatiques de leurs cogitations strériles et erronées.
Leurs "services" ont coûté très cher au pays.
D'une manière générale, les intellectuels algériens ont subi, à plusieurs reprises, des persécutions tragiques, dont l'affaire de la "bleuite", menée par le Colonel Amirouche, qui n'a pas été manipulé que par les services spéciaux coloniaux.
Leurs relais indigènes avaient également joué un rôle non négligeable dans ce massacre d'intellectuels loyaux, dévoués et sincères, qui avaient massivement rejoint l'ALN, à la suite de l'appel lancé par le FLN aux étudiants algériens.
Récemment encore, dans les années 1990, les intellectuels algériens, francophones ou arabophones, avaient été décimés par les hordes barbares islamistes.
Quant à ceux que M. ou Mme Benyoucef appelle "vampires", qui se nourrissent de la séve de notre pays et du sang de sa jeunesse, chez qui ils ont semé le désespoir et la haine du pays et de ses institutions, ils considèrent effectivement l'Algérie comme leur chasse gardée.
La réaction ridicule du "Dracula" Daho Ould Kablia au Professeur Lhouari Addi en témoigne amplement.
Pour pouvoir faire face efficacement aux nombreux défis et menaces apparus avec le XXIième siécle, notre pays mérite beaucoup mieux que ces intellectuels de pacotille, anachroniques et "périmés", comme le disent si bien nos jeunes, leurs victimes expiatoires.
Afin d'atténuer, quelque peu, le retard considérable accumulé, dans tous les domaines, l'Algérie a aujourd'hui impérativement besoin d'un sang frais et de visages nouveaux.
Le sang extrêmement pollué des visages antiques, marqués par les aléas et pesanteurs du passé, charrie de nombreux drames, catastrophes et échecs répétés qui n'augurent rien de bon pour le pays.
Vivement demain !
Sincères salutations
Ahmed Bensalah
Posté le 13/07/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
A ce que je sache, M. Benamar, ce sont les critiques objectives des non-conformistes ( minoritaires ) qui ont fait avancer les nations.
Les louanges, forcément subjectives et intéressées des flatteurs, des courtisans, des thuriféraires et des opportunistes de tout acabit ( aussi minoritaires ) les ont fait stagner et pérécliter.
Pour ma part, je persiste et je signe que l'urgence pour notre pays, aujourd'hui, n'est pas la révision constitutionnelle, pour se plier au diktat ou satisfaire les lubies ou les envies d'un Président, d'un clan ou d'une région aussi puissants soient-ils mais l'organisation, en Avril 2009, d'une élection présidentielle crédible, qui permette au pays d'avoir une direction, jeune, propre, compétente, représentative, crédible et réellement respectée par la communauté internationale afin d'effectuer le saut politique et social, qualitatif et durable lui permettant de sortir de la zone sombre où il se trouve depuis 1999.
Comme l'a si bien dit l'internaute qui porte le même prénom que lui, "Bouteflika ne doit pas suivre les aventuriers".
La bataille féroce contre les forces des ténèbres, menée depuis 1990 par le peuple algérien et les forces de sécurité du pays, a été définitivement gagnée en 1998.
Mais, parce qu'il n'avait ni le profil, ni les capacités physiques et intellectuelles ni même la volonté et les convictions nécessaires pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle où il se trouvait , le Président Bouteflika a , en dix ans, transformé cette victoire militaire chèrement acquise en défaite politique et rendu la situation inextricable.
Il ne pouvait pas "mieux" faire.
A l'impossible nul n'est tenu.
Selon M. Ahmed Benbitour, ancien Chef du Gouvernement, M. Abdelatif Benachenhou, ancien Ministre des Finances et le Professeur d'Economie, M. Abdelmadjid Bouzidi, grâce à la mise en oeuvre rigoureuse des mesures édictées par le FMI et la Banque Mondiale, à l'augmentation exceptionnelle des prix du pétrole et du gaz et à une exploitation intensive des resources minérales et minières stratégiques et non renouvelables du pays, le gouvernement algérien a réalisé, ces dernières années, des résultats louables, sur le plan macro-économique.
Ces "acquis" devraient être aujourd'hui relayés et fructifiés par une autre personnalité, qui ait un peu plus que les qualités de Bouteflika et un peu moins que ses défauts.
C'est la condition sine qua non pour que le pays soit tiré de l'impasse hautement préjudiciable où ils se trouve actuellement et pour qu'il puisse aller de l'avant, dans l'intérêt de tous.
C'est, du moins, ma conviction intime.
Cependant, il ne faut, sous aucun prétexte, pour aucun motif ni aucune raison transiger avec le principe de l'alternance pacifique au pouvoir, qui constitue la clé de voûte de l'édifice institutionnel du pays car sa violation ouvrirait la voie à tous les périls.
Le Président Bouteflika, qui a reconnu, à plusieurs reprises, que l'Algérie ( et les Algériens ? c'est une autre histoire ) lui a tout donné et, personnellement je le crois car s'il était resté ou devenu un sujet "serviable et corvéable à merci" de Sa Majesté, le Monarque alaouite, il n'aurait pas eu le millième de ce que notre pays en a fait, pourrait terminer en beauté le 2ième mandat en demandant officiellement "Pardon" à la nation algérienne pour les souffrances morales, les épreuves tragiques, les pertes, les dénis et dénégations subis dans sa chair, dans ses intérêts et dans ses droits fondamentaux, à cause de la bureaucratie et des erreurs et abus commis par la classe dirigeante dans la gestion du pays depuis 1962.
A mon avis, le Président Bouteflika a échoué dans la mission qui lui a été assignée en 1999, c’est à dire réunir et réconcilier, entre eux, les Algériens divisés et leur redonner confiance en leur Etat, lorsque, quelques mois , à peine, après son investiture, il avait déclaré, dans une de ses innombrables interviews à des organes de presse étrangers « celui que tu connais est mieux que celui que tu ne connais pas ».
C’est, en quelque sorte, la version boutéflikienne du fameux « Hmarna Khir Min Aoudhoum » de Tayebi Larbi, rahimahou Allah.
Depuis cet aveu public d’impuissance, Bouteflika n’a cessé de compter quasi-exclusivement sur sa famille, les enfants de sa région et quelques fidèles et obligés de sa génération.
Ce comportement, dangereux pour la cohésion, l’unité et la stabilité nationales est, à la limite, compréhensible de la part d’un chef de tribu ou d’un maire d’une commune rurale de quelques dizaines ou centaines d’habitants mais surement pas de la part d’un Président d’une République aussi vaste et diversifiée que la notre.
Le résultat de cette « politique » ne pourrait pas être autre que l’impasse dans laquelle notre pays s’enfonce allègrement depuis 1999.
En déclarant, il y a quelques semaines encore, que sa génération, qui a réussi à libérer le pays du joug colonial, a malheureusement échoué dans son projet de développement du pays, d'éducation, d'instruction et de formation de la jeunesse algérienne, le Président Bouteflika a pratiquement fait la moitié du chemin.
Il lui reste seulement à demander pardon au peuple algérien pour cet échec et les erreurs commises dans l'accomplissement de l'objectif du développement économique et social et d'annoncer qu'il passera, en 2009, le témoin à un représentant des générations suivantes, démocratiquement élu, qui s'attellera à réaliser les objectifs du développement et de la modernisation de notre pays, qui accuse encore un retard considérable, dans de nombreux domaines, malgré les importantes ressources humaines et naturelles dont il dispose.
Il n'y a vraiment aucune honte à demander pardon à son peuple pour des ereurs commises, certainement, de bonne foi.
Le Président de la République qui "osera" accomplir ce geste historique gagnera sans aucun doute le coeur et l'esprit des Algériens, qui ont toujours été au rendez-vous de l'histoire
Il pourrait aussi s'engager solennellement à veiller à ce que l'élection d'Avril 2009 se déroule dans les meilleures conditions politiques et administratives possibles et constituera une véritable transition pacifique entre sa génération et, de préférence la génération après-suivante car la génération suivante, qui a une moyenne d'âge de 55 à 60 ans est, hélas, majoritairement fortement contaminée par les "Kiyam" et "Thawabites" ramenées par certains de ces ainés de séjours dorés à l'étranger et, qui ont souvent peu à voir avec les valeurs ancestrales qui ont permis à la societé algérienne de triompher de toutes les occupations et agressions étrangères qu'elle a subies durant son histoire pluri-millénaire.
Ce sont ces valeurs rétrogrades, qui ont permis au FIS et aux GIA de prospérer dans notre pays.
De grandes puissances, comme les Etats Unis d'Amérique, la Grande Bretagne, la France, l'Espagne et d'autres, n'ont pas hésité à confier leur destin à des quadras, qui ont permis à leurs pays de réaliser des performances et des avancées considérables, dans tous les domaines.
Mais, comme l'ont écrit des politologues algériens et étrangers, Bouteflika et son fameux "ego surdimensionné" sauront-ils résister à la tentation démoniaque du pouvoir absolu et ne pas choisir la pire des solutions possibles ?
En tout état de cause, la réconciliation, dont il parle tant, ne pourrait avoir lieu qu'à ce prix et non pas à celui de concessions unilatérales, toujours plus grandes, aux groupes terroristes islamistes.
En effet, c'est la confiance et l'adhésion du peuple algérien qu'il faut rechercher et non pas la "bénédiction" sanguinolante d'une poignée de zaims et d'émirs islamistes, qui ne représentent que leurs sinistres personnes.
Cordiales salutations.
Ahmed Bensalah
Posté le 26/05/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
La situation qui prévaut actuellement en Algérie ressemble, à s’y méprendre, à celle qui régnait, en Russie, durant la dernière année du Président Boris Eltsine :
- Un Président de la République malade et de plus en plus impotent ;
- Sa famille et son clan dirigeaient le pays à sa place ;
- Une corruption généralisée ;
- Une maffia prédatrice, qui transfère illicitement les capitaux et les richesses du pays vers l’étranger ;
- Une industrie nationale bradée ;
-Une privatisation sauvage des entreprises et organismes financiers publics ;
- Une économie en ruine ;
- Un chômage endémique ;
- Une paupérisation accélérée de la population dont les besoins élémentaires n'étaient pas satisfaits ;
- Une fuite massive des cadres et des ressortissants vers des horizons meilleurs ;
- Une politique étrangère cacophonique, indigne de la Russie, héritière de la super-puissance qu’était l’URSS ;
Pour sortir le pays de l’impasse durable dans laquelle il se trouve , nos « Sages » doivent, à l'instar de leurs homologues russes, favoriser d’urgence l’émergence d’un « Poutine », un vrai « Poutine » algérien, dont le discours fédérateur, objectif et pondéré pourra remobiliser et redonner confiance au peuple algérien traumatisé par 7 ans et demi de lutte féroce pour son indépendance et 46 ans de monopoles, de frustrations et de brimades diverses, de corruption, de terrorisme sauvage et de régionalisme néfaste.
L’urgence est à cela et non pas à une révision constitutionnelle problématique, qui ferait entrer le pays dans une zone de turbulences dangereuse pour la cohésion, la stabilité et l’unité nationales.
« Enfant du système », comme Poutine, Ouyahia serait, peut être, cet homme là ?
Ahmed Bensalah
Posté le 20/04/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
Depuis 1962, l’Algérie a été alternativement gouvernée par ses extrêmes Ouest et Est, qui représentent moins de 1% de son potentiel démographique, géographique et économique.
OUJDA- BTS-MONT, qui ne connaît pas la rengaine.
Si les BTS avaient eu l'intelligence d’élargir la base sociale de leur pouvoir en y incluant de nombreux cadres compétents originaires d’autres régions du pays, il n’en est malheureusement pas le cas pour le clan dit de Maghnia-Oujda-Nédroma-Tlemcen, qui réduit aujourd’hui la Grande et Immense Algérie à ce MONTicule composé de la tribu Bouteflika et ses zélés serviteurs comme…….Vous les connaissez tous.
Le « Centre » du pays, qui va d’Oran à Annaba, en passant par Tamanrasset, est royalement ignoré et méprisé.
De catastrophes en calamités et de drames en tragédies, ces « extrémistes » ont mis le pays, que ses forces vives fuient aujourd’hui par milliers, au bord de la ruine économique et sociale et menacent, par leur dérive régionaliste très grave, l’unité et la cohésion nationales.
Ce Centre, dont la Kabylie, qui célèbre aujourd’hui, dans un splendide isolement, une indifférence nationale dramatique et une arrogance officielle inquiétante, ses deux "Printemps", maculés du sang des innocents, a toujours été le cœur battant ( les différentes occupations que l’Algérie a subies tout au long de son histoire multimillénaire, en connaissent quelque chose ) doit être rétabli dans ses droits.
Hélas, aveuglé par la haine qu'il voue à cette région du pays, Bouteflika a préféré fêter ces Printemps avec ses "frères" arabes de Koweit, du Qatar et des Emirats Arabes Unis.
Oui, Qatar, ce petit émirat du Golfe, de 500 000 habitants, dont la capitale, Doha, héberge le siège d'Al jazeera, cette chaîne de télévision, résolument hostile à notre pays et qui diabolise, matin et soir, notre vénérable ANP, qui a sauvé le pays de la déferlante islamiste, pour qu'elle cesse de s'opposer à la liquidation des infrastructures industrielles, éconnomiques et touristiques et des ressources stratégiques non renouvelables du pays, que l'homme de main de ces monachies a entreprise depuis 1999.
Fidèle à sa réputation, Bouteflika n'avait-il pas déjà fui le pays lorsqu'il faisait face à la tragédie des années 1990 et effectué des déplacements à l'étranger lors du terrible séisme de Boumerdès et de l'Est d'Alger et des dramatiques inondations de Bab El Oued ?
Ce bradage, à ciel ouvert, a commencé avec Orascom et continuera avec Eamar et d'autres compagnies et fonds saoudiens, émiratis, koweitis et qataris, qui nous gavent pour l'instant de promesses et d'intentions d'investissements, dont M.M Bendjaber, le Président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie et Temmar, Ministre de l'industrie se font les relais complaisants et qui, à l’instar de Chérif Rahmani, servent de rabatteurs aux émirs du Golfe, qui sont chaque année invités, par dizaines, par Fakhamatouhou pour venir, au Sahara, décimer l'outarde, cette espèce d'oiseau migrateur rare, uniquement pour manger sa langue, qui aurait des effets aphrodisiaques exceptionnels, destinés à revigorer leurs sens émoussés par les vices.
C'est, en effet, livrer un secret de polichinelle que de dire que Bouteflika a été, en 1999, coopté par l'ANP, par l'intermédiaire de Larbi Belkheir et sur recommandation insistante des monarchies du Golfe et de l'Arabie Saoudite notamment.
Tant que ces émirats n'auront pas reçu le feu vert de leurs maitres Américains et Britanniques, ils n'iront pas plus loin que les bousboussades et les déclarations d'intention.
Il vaut mieux alors avoir à faire à Dieu qu'à ses saints surtout lorsqu'ils ne valent pas plus que nous. Bien au contraire !
N'en déplaise donc à Monsieur Bouteflika, malgré tous leurs défauts, dont une bonne partie leur a été inculquée par les dirigeants imposés depuis1962, dont il fait partie, et leur école archaïque, les Algériens, qu'il n'a cessé d'insulter depuis 1999, valent beaucoup plus que lui et ses "frères" du Golfe réunis.
Si l'ANP comptait dans ses rangs un homme de la trempe du Colonel Ely Ould Mohamed Vall, il en aurait fait don à ses monarchies du Golfe. Il leur aurait ainsi rendu leur marchandise périmée afin de pouvoir remettre sur rails le processus démocratique, que Bouteflika a perverti depuis son installation au "Palais" d'El Mouradia.
En tout état de cause, la contribution des enfants du Centre du pays à sa libération du joug colonial français et à son sanglant processus de démocratisation les autorisent autant, sinon bien plus, que d’autres à revendiquer le droit de mener la nation vers la paix, la sécurité , la justice sociale, la prospérité économique et l'épanouissement culturel auxquels elle aspire désespérément et que de nombreux gouvernements assurent à leur peuple, avec des moyens humains et financiers beaucoup moins importants que ceux dont le nôtre a disposés, depuis 1962.
Il faut impérativement sortir le pays de la logique du régionalisme et du clanisme qui transforme des nains en géants, des mulets en purs sang et des ignares en savants.
Ahmed Bensalah
Posté le 22/02/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
Quel que soit l'angle d'approche que l'on choisit pour aborder la question de la révision constitutionnelle, on aboutit à une conclusion imparable : rien d'objectif ne la justifie aujourd'hui.
En effet, les amendements de fond apportés, en Novembre 1996, à la Constitution de 1989 ont permis de prendre en charge des aspects que cette Constitution, adoptée dans la précipitation, aprés les évènements du 5 Octobre 1988, avait omis, à savoir :
- Le Tamazight est reconnu comme langue nationale
- Limitation des mandats présidentiels à deux
- Garantie de l'alternance au pouvoir
- Création du Conseil de la Nation pour contre-balancer le pouvoir de l'APN
Les constitutionalistes nationaux et étrangers avaient applaudi à ces avancées démocratiques considérables, imposées par le peuple algérien et qui placent notre pays au diapason des nations qui ont bâti des institutions démocratiques pérennes.
Aujourd'hui, pour satisfaire les lubies d'un Apprenti-Dictateur anachronique, que le pouvoir rend de plus en plus fou, et pour s'assurer par la même une présence durable à la périphérie du Pouvoir, un certain nombre de "politiciens" et "intellectuels" de service n'hésitent pas à appeler au viol de la Constitution algérienne.
Si le projet néfaste de ces aventuriers arrivait a passer, notre pays enregistrerait un recul catastrophique dans le merveilleux élan démocratique qui lui a été insufflé par les Constitutions de 1989 et de 1996 et sa crédibilité internationale, déjà ternie par la corruption généralisée qui y règne actuellement, en pâtira considérablement.
Les nombreux hommes sages et influents que compte encore notre pays doivent persuader cette poignée d'opportunistes, essentiellement mus par des intérêts étriqués d'ordre individuel, régionaliste ou partisan, de respecter les choix effectués par la majorité du peuple algérien en 1989 et 1996.
Pour justifier la forfaiture annoncée, leurs "laboratoires" sont en train de concocter un référendum dont le pourcentage des "Oui" sera supérieur à celui du référendum de Novembre 1996. Un référendum chasse l'autre, en quelque sorte.
Leur jusqu'auboutisme ne ménera le pays qu'à un regain de violence et à la division et le peuple algérien, qui porte encore, dans son âme et son corps, les séquelles de la décennie rouge, n'en a vraiment pas besoin.
Ahmed Bensalah