Publié le 22/02/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
Quel que soit l'angle d'approche que l'on choisit pour aborder la question de la révision constitutionnelle, on aboutit à une conclusion imparable : rien d'objectif ne la justifie aujourd'hui.
En effet, les amendements de fond apportés, en Novembre 1996, à la Constitution de 1989 ont permis de prendre en charge des aspects que cette Constitution, adoptée dans la précipitation, aprés les évènements du 5 Octobre 1988, avait omis, à savoir :
- Le Tamazight est reconnu comme langue nationale
- Limitation des mandats présidentiels à deux
- Garantie de l'alternance au pouvoir
- Création du Conseil de la Nation pour contre-balancer le pouvoir de l'APN
Les constitutionalistes nationaux et étrangers avaient applaudi à ces avancées démocratiques considérables, imposées par le peuple algérien et qui placent notre pays au diapason des nations qui ont bâti des institutions démocratiques pérennes.
Aujourd'hui, pour satisfaire les lubies d'un Apprenti-Dictateur anachronique, que le pouvoir rend de plus en plus fou, et pour s'assurer par la même une présence durable à la périphérie du Pouvoir, un certain nombre de "politiciens" et "intellectuels" de service n'hésitent pas à appeler au viol de la Constitution algérienne.
Si le projet néfaste de ces aventuriers arrivait a passer, notre pays enregistrerait un recul catastrophique dans le merveilleux élan démocratique qui lui a été insufflé par les Constitutions de 1989 et de 1996 et sa crédibilité internationale, déjà ternie par la corruption généralisée qui y règne actuellement, en pâtira considérablement.
Les nombreux hommes sages et influents que compte encore notre pays doivent persuader cette poignée d'opportunistes, essentiellement mus par des intérêts étriqués d'ordre individuel, régionaliste ou partisan, de respecter les choix effectués par la majorité du peuple algérien en 1989 et 1996.
Pour justifier la forfaiture annoncée, leurs "laboratoires" sont en train de concocter un référendum dont le pourcentage des "Oui" sera supérieur à celui du référendum de Novembre 1996. Un référendum chasse l'autre, en quelque sorte.
Leur jusqu'auboutisme ne ménera le pays qu'à un regain de violence et à la division et le peuple algérien, qui porte encore, dans son âme et son corps, les séquelles de la décennie rouge, n'en a vraiment pas besoin.
Ahmed Bensalah
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Publié le 10/01/2008 à 12:00 par contreleclandoujda
1° Plus de 90% du personnel ( toutes catégories confondues ) de la Présidence de la République sont issus de 3 ou 4 wilayas de l'Ouest du pays. Ceux, appartenant aux 44 autres wilayas, trouvés par Bouteflika à son arrivée au palais d'El Mouradia, ont été majoritairement virés à la tlemcenienne, c'est à dire "révoqués à leur demande".
2° Plus de 80% que les Ambassadeurs, Consuls Généraux et Consuls que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Belkhadem notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
3° Plus de 80% des walis et Chefs de Daïra que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Zerhouni et de Ould Kablia, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
4° Plus de 80% des magistrats nommés par Bouteflika depuis 1999, sur proposition de Belaïz notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
5° La majorité des cadres, cadres moyens et même agents d'exécution nommés par Bouteflika ou désignés par "ses" ministres et hauts fonctionnaires, dans les principales institutions nationales, du Ministère de la Défense Nationale, où Senhadji et les Zerhouni font la loi, au Secrétariat Général du Gouvernement, en pasant par le Ministère de la Formation et l'Enseignement Professionels, où le jeune frère de Bouteflika fait la pluie et le beau temps et les autres ministères ou organismes publics, connus pour être des fiefs du Clan d'Oujda : Intérieur et collectivités locales, Justice, Affaires Etrangères, Finances, Energie et Mines, Industrie et Promotion des investissements, Affaires Religieuses et wakfs, Travaux Publics, Travail, Emploi et Sécurité Sociale, Solidarité Nationale, Pêche et Ressources Halieutiques, les différents Ministères Délégués, le Conseil Constitutionnel, la DGSN, la DG de la Sonatrach, la DG des Douanes, la DG d'Air Algérie, la DG de l'ANDI etc..., sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
6° Plus de 80% des centaines de cadres supérieurs nommés par décrets non publiables ( DNP ), depuis 1999, sont originaires de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.
Les ministres et hauts fonctionnaires originaires des 44 autres wilayas du pays se plaignent régulièrement des pressions qu'ils subissent de la part des membres du Clan d'Oujda afin de nommer leurs sbires dans les institutions qu'ils dirigent, théoriquement.
Quant certains d'entre eux avaient osé résister, ils avaient subi les foudres de Bouteflika ou de son frère Saïd.
Par ailleurs, la majorité des cadres originaires des 44 autres wilayas du pays, qui ont été proposés à des fonctions supérieures, sont encore intérimaires car Fakhamatouhou n'est pas encore prêt à signer leurs décrets, contrairement, à ceux de leurs collègues des 3 ou 4 wilayas "bénies".
Où vont nous mener cette grave dérive régionaliste et la fuite en avant suicidaire de Bouteflika, de plus en plus paranoïaque ?
Vive l'Algérie !
Ahmed Bensalah
Publié le 23/12/2007 à 12:00 par contreleclandoujda
Créé à la fin des années 1950 par Abdelhafid Boussouf et renforcé par Houari Boumediène, le clan d'Oujda, qui n'a cessé de comploter pour s'accaparer du pouvoir en Algérie post-indépendance, est essentiellement composé de personnes, certes originaires de la Wilaya de Tlemcen mais nées et ayant toujours vécu au Maroc et élevées selon les traditions de cette monarchie féodale.
Ce clan a dirigé le pays de 1962 à 1978. Il a été relativement écarté du pouvoir entre 1979 et 1999 mais il a repris les rênes du pays depuis 1999. Il est actuellement incarné par la fratrie des Bouteflika et sa cour, étendue à quelques wilayate de l'Ouest du pays, il est vrai confinées aux tâches ingrates de servitude.
L'un des trois objectifs majeurs de ce clan était de transformer la victoire militaire chèrement acquise par l'ANP et les forces de sécurité sur le terrorisme islamiste, en défaite politique.Objectif amplement atteint aujourd'hui.
Les deux autres étant d'écarter des centres de décision névralgiques, dans tous les domaines, les Chaouis et les Kabyles ( ce ne sont pas les quelques Guenaizia, Gaid Salah ou Toufik, qui restent, qui pourraient dire le contraire )et de déstructurer l'industrie algérienne pour la brader au Dinar symbolique.
En effet, depuis son accession au pouvoir, en Avril 1999, dans les conditions honteuses que l’on sait, grâce à la bénédiction des « décideurs » de l’époque, qui l'ont sorti du musée où il croupissait ; fidèle à son régionalisme légendaire, qui frise le racisme, Bouteflika n’avait cessé de placer ses hommes lige aux postes stratégiques des principales institutions de la République ( Présidence de la République, bien sûr, Ministère de la Défense Nationale, Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Ministère des Affaires Etrangères, Ministère de la Justice, Ministère des Finances, Ministère du Travail et de l’Emploi, Ministère de la Solidarité Nationale, DGSN, Douanes etc…) afin de les noyauter pour mieux les asservir.
Pendant 15 ans il avait géré le Ministère des Affaires Etrangères sur une base clanique et il étend aujourd’hui, ce mode de gestion archaïque à tout le pays.
Lorsque le procès « des années Bouteflika et du clan d'Oujda » sera ouvert, dans quelques années ou quelques mois, qui sait, il révélera, sans aucun doute, des abus ahurissants dont nous commençons déjà à avoir un avant-goût amer.
En attendant, ce clan se lance dans une fuite en avant suicidaire qui le pousse à vouloir, à tout prix, amender la Constitution, dans le seul et unique but de demeurer au pouvoir, malgré l' âge avancé de Bouteflika et la maladie qui le mine et ce n’est pas le cinéma auquel se livrent ceux qui cherchent en vain à rafistoler son « image », qui va nous leurrer.
Ne respectant ni le peuple algérien, qu'il avait sans vergogne traité de tous les noms d’oiseaux et de parasites, ni l’ANP, qui l' a imposé en 1999 et qu'il prétend avoir matée et castrée grâce à l’épée de Damoclès du Tribunal Pénal International et à la politique de rajeunissement qu'il brandit sur les têtes de ses principaux chefs, qui sont pourtant de sa génération ou plus jeunes que lui, Zerhouni et Rahal ; Bouteflika cherche maintenant à amadouer et à acheter le silence de nos partenaires étrangers d’Occident, par le bradage des ressources naturelles et financières du pays, cédées à tour de bras à leurs multinationales.
S’il leur reste un brin de lucidité, Bouteflika et son clan, devraient se réveiller et le moindre qu'ils puissent faire pour un pays qui leur a donné beaucoup plus que ce qu'ils méritent, est, après deux mandats que notre Constitution permet, comme les Constitutions de la plupart des pays du monde d’ailleurs, de respecter le jeu démocratique et l’alternance au pouvoir qu’il garantit, sans chercher à pratiquer la politique de la terre brûlée ou à entraîner le pays dans une spirale dangereuse pour la cohésion et l’unité nationales, aujourd’hui plus que jamais menacées.
Des aventuriers comme Bensalah, Zerhouni, Belkhadem, Si Affif, Ould Abbès et consorts ne doivent pas être suivis dans leur vision réductrice de notre immense pays.
A cause de sa cupidité maladive et de sa soif pour le pouvoir, Bouteflika, à qui des observateurs avertis de la vie politique algérienne prédisent une fin « à la Bourguiba », veut entamer, à 72 ans, le mandat de trop qui plongera fatalement le pays dans une zone d’incertitude hautement dangereuse.
Les actes de forfaiture et de violation de la Constitution que le clan d'Oujda a déjà commis depuis 1999 sont nombreux et impardonnables.
La société civile, les partis politiques, à l’instar du FNA, du PT, du RCD, du FFS et de l’ANR et les personnalités nationales et historiques que le pays possède en grand nombre, doivent condamner sans appel la mascarade qui se concocte sous nos yeux uniquement pour satisfaire l’ego d’un homme que le pouvoir rend fou.
Les anciens Chefs d’Etat et de Gouvernement du pays sont publiquement invités à soutenir cet appel ouvert à tous les Algériens et Algériennes jaloux de leur pays pris en otage par un clan sans foi ni loi.
Ceux et celles qui se tairont ou cautionneront cette mascarade en porteront la lourde responsabilité devant le peuple algérien et l’histoire
Vive l’Algérie
Ahmed Bensalah,
Citoyen