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contreleclandoujda
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Résolument contre les imposteurs et les usurpateurs.
Catégorie :
Blog Politique
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22.12.2007
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Algérie : la priorité des priorités

Algérie : la priorité des priorités

Posté le 13.07.2008 par contreleclandoujda
A ce que je sache, M. Benamar, ce sont les critiques objectives des non-conformistes ( minoritaires ) qui ont fait avancer les nations.

Les louanges, forcément subjectives et intéressées des flatteurs, des courtisans, des thuriféraires et des opportunistes de tout acabit ( aussi minoritaires ) les ont fait stagner et pérécliter.


Pour ma part, je persiste et je signe que l'urgence pour notre pays, aujourd'hui, n'est pas la révision constitutionnelle, pour se plier au diktat ou satisfaire les lubies ou les envies d'un Président, d'un clan ou d'une région aussi puissants soient-ils mais l'organisation, en Avril 2009, d'une élection présidentielle crédible, qui permette au pays d'avoir une direction, jeune, propre, compétente, représentative, crédible et réellement respectée par la communauté internationale afin d'effectuer le saut politique et social, qualitatif et durable lui permettant de sortir de la zone sombre où il se trouve depuis 1999.

Comme l'a si bien dit l'internaute qui porte le même prénom que lui, "Bouteflika ne doit pas suivre les aventuriers".


La bataille féroce contre les forces des ténèbres, menée depuis 1990 par le peuple algérien et les forces de sécurité du pays, a été définitivement gagnée en 1998.

Mais, parce qu'il n'avait ni le profil, ni les capacités physiques et intellectuelles ni même la volonté et les convictions nécessaires pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle où il se trouvait , le Président Bouteflika a , en dix ans, transformé cette victoire militaire chèrement acquise en défaite politique et rendu la situation inextricable.

Il ne pouvait pas "mieux" faire.

A l'impossible nul n'est tenu.

Selon M. Ahmed Benbitour, ancien Chef du Gouvernement, M. Abdelatif Benachenhou, ancien Ministre des Finances et le Professeur d'Economie, M. Abdelmadjid Bouzidi, grâce à la mise en oeuvre rigoureuse des mesures édictées par le FMI et la Banque Mondiale, à l'augmentation exceptionnelle des prix du pétrole et du gaz et à une exploitation intensive des resources minérales et minières stratégiques et non renouvelables du pays, le gouvernement algérien a réalisé, ces dernières années, des résultats louables, sur le plan macro-économique.

Ces "acquis" devraient être aujourd'hui relayés et fructifiés par une autre personnalité, qui ait un peu plus que les qualités de Bouteflika et un peu moins que ses défauts.


C'est la condition sine qua non pour que le pays soit tiré de l'impasse hautement préjudiciable où ils se trouve actuellement et pour qu'il puisse aller de l'avant, dans l'intérêt de tous.

C'est, du moins, ma conviction intime.

Cependant, il ne faut, sous aucun prétexte, pour aucun motif ni aucune raison transiger avec le principe de l'alternance pacifique au pouvoir, qui constitue la clé de voûte de l'édifice institutionnel du pays car sa violation ouvrirait la voie à tous les périls.


Le Président Bouteflika, qui a reconnu, à plusieurs reprises, que l'Algérie ( et les Algériens ? c'est une autre histoire ) lui a tout donné et, personnellement je le crois car s'il était resté ou devenu un sujet "serviable et corvéable à merci" de Sa Majesté, le Monarque alaouite, il n'aurait pas eu le millième de ce que notre pays en a fait, pourrait terminer en beauté le 2ième mandat en demandant officiellement "Pardon" à la nation algérienne pour les souffrances morales, les épreuves tragiques, les pertes, les dénis et dénégations subis dans sa chair, dans ses intérêts et dans ses droits fondamentaux, à cause de la bureaucratie et des erreurs et abus commis par la classe dirigeante dans la gestion du pays depuis 1962.

A mon avis, le Président Bouteflika a échoué dans la mission qui lui a été assignée en 1999, c’est à dire réunir et réconcilier, entre eux, les Algériens divisés et leur redonner confiance en leur Etat, lorsque, quelques mois , à peine, après son investiture, il avait déclaré, dans une de ses innombrables interviews à des organes de presse étrangers « celui que tu connais est mieux que celui que tu ne connais pas ».

C’est, en quelque sorte, la version boutéflikienne du fameux « Hmarna Khir Min Aoudhoum » de Tayebi Larbi, rahimahou Allah.

Depuis cet aveu public d’impuissance, Bouteflika n’a cessé de compter quasi-exclusivement sur sa famille, les enfants de sa région et quelques fidèles et obligés de sa génération.

Ce comportement, dangereux pour la cohésion, l’unité et la stabilité nationales est, à la limite, compréhensible de la part d’un chef de tribu ou d’un maire d’une commune rurale de quelques dizaines ou centaines d’habitants mais surement pas de la part d’un Président d’une République aussi vaste et diversifiée que la notre.

Le résultat de cette « politique » ne pourrait pas être autre que l’impasse dans laquelle notre pays s’enfonce allègrement depuis 1999.


En déclarant, il y a quelques semaines encore, que sa génération, qui a réussi à libérer le pays du joug colonial, a malheureusement échoué dans son projet de développement du pays, d'éducation, d'instruction et de formation de la jeunesse algérienne, le Président Bouteflika a pratiquement fait la moitié du chemin.

Il lui reste seulement à demander pardon au peuple algérien pour cet échec et les erreurs commises dans l'accomplissement de l'objectif du développement économique et social et d'annoncer qu'il passera, en 2009, le témoin à un représentant des générations suivantes, démocratiquement élu, qui s'attellera à réaliser les objectifs du développement et de la modernisation de notre pays, qui accuse encore un retard considérable, dans de nombreux domaines, malgré les importantes ressources humaines et naturelles dont il dispose.

Il n'y a vraiment aucune honte à demander pardon à son peuple pour des ereurs commises, certainement, de bonne foi.

Le Président de la République qui "osera" accomplir ce geste historique gagnera sans aucun doute le coeur et l'esprit des Algériens, qui ont toujours été au rendez-vous de l'histoire

Il pourrait aussi s'engager solennellement à veiller à ce que l'élection d'Avril 2009 se déroule dans les meilleures conditions politiques et administratives possibles et constituera une véritable transition pacifique entre sa génération et, de préférence la génération après-suivante car la génération suivante, qui a une moyenne d'âge de 55 à 60 ans est, hélas, majoritairement fortement contaminée par les "Kiyam" et "Thawabites" ramenées par certains de ces ainés de séjours dorés à l'étranger et, qui ont souvent peu à voir avec les valeurs ancestrales qui ont permis à la societé algérienne de triompher de toutes les occupations et agressions étrangères qu'elle a subies durant son histoire pluri-millénaire.

Ce sont ces valeurs rétrogrades, qui ont permis au FIS et aux GIA de prospérer dans notre pays.

De grandes puissances, comme les Etats Unis d'Amérique, la Grande Bretagne, la France, l'Espagne et d'autres, n'ont pas hésité à confier leur destin à des quadras, qui ont permis à leurs pays de réaliser des performances et des avancées considérables, dans tous les domaines.

Mais, comme l'ont écrit des politologues algériens et étrangers, Bouteflika et son fameux "ego surdimensionné" sauront-ils résister à la tentation démoniaque du pouvoir absolu et ne pas choisir la pire des solutions possibles ?

En tout état de cause, la réconciliation, dont il parle tant, ne pourrait avoir lieu qu'à ce prix et non pas à celui de concessions unilatérales, toujours plus grandes, aux groupes terroristes islamistes.

En effet, c'est la confiance et l'adhésion du peuple algérien qu'il faut rechercher et non pas la "bénédiction" sanguinolante d'une poignée de zaims et d'émirs islamistes, qui ne représentent que leurs sinistres personnes.


Cordiales salutations.


Ahmed Bensalah



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:: Les commentaires des internautes

Le Profeseur EL Houari ADDI contre le "Vampire"
Posté par Benyoucef le 24.07.2008
A lire absolument la réponse magistrale du Pr Laouri Addi au vampire Daho Ould Kablia sur les intellectuels-larbins et mercenaires, qui vivent aux dépens de notre valeureuse ANP, paru dans Le Soir d'Algérie du Jeudi 24 Juillet 2008.
Notre souhait le plus cher est que l'ANP se débarrasse au plus vite de ces vermines qui nuisent considérablement à son image.
Merci beucoup Pr ADDI.
Lien vers mon blog

Le Professeur Lhouari ADDI contre le "Vampire" D
Posté par Benyoucef le 24.07.2008
Avec la permission de l'auteur et de nos amis du Soir d'Algérie", voici le texte de cette réponse magistrale :
Actualités : Lahouari Addi répond à M. Daho Ould Kablia




En votre qualité de président de l’Association nationale des anciens du MALG, vous avez répondu à mon article paru le 20 juillet dans ce même quotidien, utilisant une rhétorique que les lecteurs de la presse écrite croyaient révolue et qui ne correspond plus à la réalité politique et sociale de l’Algérie des années 2000. Il est bien sûr de votre droit de rester «congelé», mais vous n’avez pas le droit de faire des procès d’intention en affirmant que mon texte était «un réquisitoire».
J’ai bien précisé que les Algériens étaient attachés affectivement à leur armée parce qu’elle fait partie de leur histoire. Par conséquent, si vous voulez ouvrir le débat, il faut qu’il soit loyal et sans coups bas, sinon restez dans votre bulle, enfermé dans un passé quasi-imaginaire dont vous tirez profit et n’accusez pas ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Vous me récusez le droit de parler de Abdelhafid Boussouf et de ses méthodes en corroborant précisément ce que j’appelle «le réflexe Boussouf» qui a trouvé son prolongement dans les vicissitudes de la construction de l’Etat post-indépendance. Vous allez même plus loin, me conseillant de rester dans «ma nouvelle patrie» (la France), insinuant que les cinq millions d’Algériens qui sont à l’étranger ont choisi une nouvelle patrie, et que les millions d’Algériens qui veulent partir sont à la recherche d’une nouvelle patrie ! C’est grave, M. Daho Ould Kablia, ce que vous dites. Ce n’est pas de l’inconscience, c’est de l’aliénation. Vous confirmez là votre apolitisme que vous avez déjà montré en accusant les Marocains, les Tunisiens et les Egyptiens de ne pas nous avoir aidés durant la guerre de Libération, ignorant totalement la géographie : Ghardimaou se situe en Tunisie et Oujda au Maroc ! Sans l’aide de nos frères marocains et tunisiens, l’armée coloniale aurait étouffé les maquis de l’ALN. Je vous rappelle que durant toute la révolution, Boussouf était entre Oujda, Le Caire et Tunis, où le FLN avait ses bases logistiques qui lui ont permis d’atteindre ses objectifs. Cette fois-ci, vous récidivez contre des compatriotes en leur déniant le droit d’être algériens parce qu’ils souhaitent que l’armée se conforme à la Constitution. C’est cela la mystique nationaliste qui crée une Algérie imaginaire et abstraite que vous opposez à des Algériens en chair et en os et qui, pour vous, sont des traîtres. Vous n’osez pas le mot, mais votre écrit le suggère clairement. Que vous le vouliez ou non, chaque Algérien est attaché à son pays et vous n’avez aucun droit de nier le sentiment patriotique des uns ou des autres. Même sur les harraga, preuve tragique du bilan désastreux de votre gouvernement, vous n’avez pas le droit de porter un tel jugement. Le précédent chef du gouvernement a même eu l’outrecuidance, sans rire, d’affirmer lors d’un colloque à Alger que les harraga quittent le pays pour se marier avec des blondes ! Voilà le personnel politique qui nous est imposé sans qu’il soit élu, caractérisé par l’incompétence et l’arrogance que cache mal une surenchère nationaliste cousue de fil blanc. Vous n’avez pas le monopole de la patrie, M. Ould Kablia. Boussouf avait les circonstances atténuantes : nous étions en guerre, mais vous, vous n’en avez aucune. Nous ne sommes pas en guerre, à moins que vous n’estimiez que votre gouvernement est en guerre contre le peuple ou une partie du peuple. Vous n’avez même pas compris mon propos sur Boussouf. Ce personnage appartient à l’histoire et il fait partie du patrimoine public, ce qui autorise n’importe qui à porter un jugement sur lui. A l’été 1962, une journaliste étrangère avait demandé à Abdelhafid Boussouf s’il avait la conscience tranquille après tout ce dont il avait été accusé. Il lui avait répondu : «Mais Madame, seuls ont les mains pures ceux qui n’ont pas de mains», reprenant le mot du philosophe allemand Immanuel Kant. Cette réponse ne s’adressait pas à un procureur d’un tribunal mais à l’Histoire et aux générations futures. Il a justifié ce qu’il avait fait et c’est aux historiens de juger. Boussouf était marqué par l’ordre colonial injuste qu’il cherchait à détruire par la violence. La radicalité du système colonial l’a forgé dans son intolérance et dans sa suspicion. Il se méfiait même de son ombre. Comme les militants de sa génération, il portait en lui les limites culturelles de sa société, notre société figée par l’ordre colonial dans son retard sur l’Europe. Le populisme révolutionnaire dont il était l’un des représentants a rencontré un écho auprès de larges couches de la population qui aspirait à finir avec l’ordre colonial. Mais pour autant, doit-on sacraliser cette génération et la soustraire aux investigations du débat critique ? Et comment ne pas faire le lien entre les limites idéologiques du nationalisme algérien dans sa phase de formation avec l’impossibilité de construire un Etat de droit cinquante ans après l’Indépendance ? Vous me refusez le droit de réfléchir sur ce lien ? Vous n’acceptez les débats sur l’histoire que s’ils sont apologétiques et menés avec la langue de bois que vous maniez comme un ébéniste expérimenté, comme le montre votre réponse parue dans Le Soir d’Algérie. Vous faites partie de cette élite civile cooptée depuis 50 ans par l’armée et dont le bilan est négatif de A à Z. Pour faire diversion, vous jouez au nationaliste pur et dur, m’accusant d’être contre l’institution militaire et me refusant le droit d’aspirer en tant que citoyen à une armée professionnelle, moderne et surtout respectueuse de la Constitution. Vous considérez qu’une telle armée serait «aveugle, sourde, aphone, et probablement paraplégique», ajoutant même que dans les pays les plus démocratiques, l’armée est «un rempart solide… une force forcément politique…». Vous êtes dans la position du flatteur qui vit aux dépens de celui qui l’écoute. Vous flattez l’armée pour assouvir votre intérêt personnel et, ce faisant, le discours que vous tenez la met dans une impasse politique dont on ne voit pas l’issue. Les officiers et les jeunes du Service national n’osent plus se montrer en tenue de sortie les jours de fête dans les villes et villages comme il y a quelques années. Pourquoi ? Selon vous, l’armée «fait face aux dangers … dont celui de l’éclatement de l’unité intérieure…», ou plus grave «celui qui a failli emporter l’Etat, pulvériser le ciment social, plonger la nation dans un système d’un autre âge», comme si celui que nous vivons aujourd’hui était post-moderne ! C’est exactement cela la «culture Boussouf» : sans le contrôle de l’armée sur l’Etat et sans sa substitution au suffrage populaire au détriment de l’électorat composé de civils au nationalisme tiède, l’Algérie disparaîtrait ! Votre montre, M. Ould Kablia, s’est arrêtée en 1962 et votre culture politique n’a pas changé d’un iota. Vous croyez même à la régularité du «suffrage populaire tel qu’il se pratique dans notre pays», affirmant sans rire que les Algériens ont choisi leurs dirigeants. Ou bien vous êtes naïf, ou bien vous êtes cynique. Vous demandez ensuite à ce «qu’on laisse l’institution militaire achever sa mission contre les ennemis de la nation en tous genres». Je voudrais vous poser la double question suivante : qui sont ces ennemis de la nation et quand cette mission de l’armée prendra-t-elle fin ? Considérez-vous que ces ennemis sont des Algériens qui veulent détruire leur propre nation ? Je suspecte que tout ce discours irréaliste ne serve qu’à cacher un intérêt personnel : celui d’être désigné et non élu à des fonctions officielles. La preuve ? Vous étiez déjà préfet à Oran quand j’étais lycéen ; je vais bientôt partir à la retraite et vous êtes encore ministre ! En sociologie politique, la privatisation de l’autorité publique s’appelle néo-patrimonialisme. L’Etat y est considéré comme un patrimoine d’une élite civile qui demande à l’armée d’être la seule source de légitimité et unique organe de cooptation de responsables politiques qui y trouvent une rente à vie juteuse. Et tant pis pour l’Algérie et ses intérêts supérieurs, et tant pis pour l’avenir des générations futures. Après moi, le déluge. J’arrête là cette lettre ouverte, mais je voudrais vous renvoyer à mes livres et articles relatifs à la «régression féconde» que vous citez en ironisant. Vous n’y avez pas réfléchi parce que pour vous, l’alternance électorale — que l’armée aurait pu garantir — est la fin d’un monde, celui de la cooptation qui permet de ne rendre des comptes ni à l’électorat ni à la justice en cas de mauvaise gestion des ressources publiques. L’armée est généreuse, et il suffit de la flatter. Mais un jour, ses officiers se rendront compte que le jeu ne vaut pas la chandelle et accepteront des réformes comme celles mises en œuvre en Amérique latine, où un pays comme le Brésil est en train de devenir un géant mondial. Je vous transmets, malgré tout, mes salutations patriotiques de l’étranger, où même si «on n’emporte pas la patrie à la semelle de ses pieds», elle reste, qu’on le veuille ou non, dans le cœur.
Lahouari Addi Professeur des universités

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