Merci à l'internaute M. ou Mme Benyoucef, qui a signalé, à juste titre, dans son commentaire du 24 Juillet 2008, l'excellente réponse adressée par le Professeur des Universités, Lahouari ADDI à M. Daho Ould Kablia, Ministre Délégué aux Collectivités Locales, sur les "intellectuels de service".
En effet, cette lettre, de très haute facture, illustre et complète parfaitement les idées développées dans mon précédent article intitulé "Algérie, la priorité des priorités".
Je voudrais seulement ajouter que grâce à leur niveau d'instruction assez élevé, qui leur a permis d'influencer négativement et de manipuler, à l'aise et durablement, de hauts responsables politiques et militaires du pays, ces "mercenaires de la plume" ont agi simultanément sur deux fronts pour se rendre incontournables et indispensables aux yeux des décideurs algériens.
1- Faire fuir du pays leurs rivaux honnêtes et compétents en les présentant comme des empêcheurs de gouverner en rangs serrés, voire même comme une menace sérieuse pour les intérêts de ces responsables et la sécurité du pays, dont ils sont constitutionnellement les garants.
Je ne vois vraiment pas en quoi des êtres aussi humbles, fragiles et sensibles que les poètes et intellectuels, les vrais, puissent-ils constituer un danger pour la sécurité et les intérêts d'un pays qui applique la bonne gouvernance ? Bien au contraire, ils représentent une valeur ajoutée inestimable.
2- Créer et alimenter des tensions sociales dans les secteurs, structures et institutions où ils exercent leurs fonctions "supérieures" afin de susciter des réactions de rejet individuelles ou collectives qu'ils présentaient aux responsables, devenus leurs protecteurs et mentors, comme des tentatives de remise en cause de leur autorité et de l'ordre public et d'entrainer, par la même, l'intervention des forces de sécurité en vue de réprimer et de persécuter les "récalcitrants"
Cette démarche machiavélique ( ils n'ont retenu du Prince que ses procédés odieux pour durer au pouvoir, c'est à dire : frapper dans le dos, diaboliser et salir leurs rivaux potentiels, leurs collègues et leurs collaborateurs ) a permis à ces pyromanes de jouir, des décennies durant, d'énormes privilèges et avantages matériels et financiers qu'ils se sont octroyés au dépens de la réputation et de la crédibilité de l'Etat algérien qu'ils ont mené à la faillite et coupé du peuple.
Ce sont eux, qui du haut de leur arrogance et de leur suffisance morbides, avaient doctement annoncé que le Front Islamique du Salut n'allait pas avoir plus de 20% des suffrages exprimés aux élections législatives de Décembre 1991.
Ce parti avait realisé un véritable raz de marée, en obtenant au premier tour, plus de 60% des suffrages exprimés.
Comme toujours, c'est le pays qui a subi les conséquences dramatiques de leurs cogitations strériles et erronées.
Leurs "services" ont coûté très cher au pays.
D'une manière générale, les intellectuels algériens ont subi, à plusieurs reprises, des persécutions tragiques, dont l'affaire de la "bleuite", menée par le Colonel Amirouche, qui n'a pas été manipulé que par les services spéciaux coloniaux.
Leurs relais indigènes avaient également joué un rôle non négligeable dans ce massacre d'intellectuels loyaux, dévoués et sincères, qui avaient massivement rejoint l'ALN, à la suite de l'appel lancé par le FLN aux étudiants algériens.
Récemment encore, dans les années 1990, les intellectuels algériens, francophones ou arabophones, avaient été décimés par les hordes barbares islamistes.
Quant à ceux que M. ou Mme Benyoucef appelle "vampires", qui se nourrissent de la séve de notre pays et du sang de sa jeunesse, chez qui ils ont semé le désespoir et la haine du pays et de ses institutions, ils considèrent effectivement l'Algérie comme leur chasse gardée.
La réaction ridicule du "Dracula" Daho Ould Kablia au Professeur Lhouari Addi en témoigne amplement.
Pour pouvoir faire face efficacement aux nombreux défis et menaces apparus avec le XXIième siécle, notre pays mérite beaucoup mieux que ces intellectuels de pacotille, anachroniques et "périmés", comme le disent si bien nos jeunes, leurs victimes expiatoires.
Afin d'atténuer, quelque peu, le retard considérable accumulé, dans tous les domaines, l'Algérie a aujourd'hui impérativement besoin d'un sang frais et de visages nouveaux.
Le sang extrêmement pollué des visages antiques, marqués par les aléas et pesanteurs du passé, charrie de nombreux drames, catastrophes et échecs répétés qui n'augurent rien de bon pour le pays.
Vivement demain !
Sincères salutations
Ahmed Bensalah
Tout flatteur vit aux dépens de celui qu'il flatte.
khaliouna an ichou yal khaoua.Aanad ouala tahssad.
Un mokh.
votre blog est une blague,une farce de mauvais gout!!a vous croire boutef et les gars d'oudjda sont les vrais maitres,vous rigoler?et tonton toufik et le drs? surtout vos betisses sur les nominations!!boutef ne nomme aucun gars sans l'aval de si toutou!!
Dans le Monde entier, les antiquités se trouvent dans les musées et chez les antiquaires. En Algérie, elles sont depuis 1999 à la tête des différentes institutions de la République. Comment voulez vous donc que ce pays avance avec ces poupées de cire ?